Cartes SILURES Bassins versants et explications

Pour consulter les cartes, il est également possible de se reporter à l’espace cartographique.

Les cartographies du projet SILURES Bassins versants sont disponibles sur les bassins représentés ci-dessous.

Localisation des 15 bassins versants où des cartographies ont été réalisées. -  voir en grand cette image"
Localisation des 15 bassins versants où des cartographies ont été réalisées.

Niveau de nappe

Altitude de la surface piézométrique. Niveau moyen de la surface de la nappe. Echelle : 1/50 000. BRGM, 2007. -  voir en grand cette image"
Altitude de la surface piézométrique. Niveau moyen de la surface de la nappe. Echelle : 1/50 000. BRGM, 2007.

Comment a été établie cette carte ?

La méthode de modélisation de la surface piézométrique est détaillée dans les rapports finaux des projets SILURES Bassins versants.
L’altitude du toit de la nappe a été modélisée à partir du Modèle Numérique de Terrain (pas de 50 m) et des mesures de la profondeur du niveau de nappe en forage et tarière.
La méthode considère que la surface piézométrique est toujours comprise entre la surface topographique et la surface enveloppe des rivières pérennes (ou enveloppe de la base des thalwegs).
L’écart-type de krigeage de cette surface-enveloppe représente l’essentiel de l’incertitude associée au calcul de l’altitude de la surface piézométrique. La carte d’incertitude est présentée dans les rapports finaux des projets SILURES Bassins versants.

A quoi sert cette carte ?

  1. A déterminer le sens d’écoulement des eaux souterraines  . L’écoulement se fait des altitudes les plus hautes vers les plus faibles. De façon générale, il se fait des plateaux vers la rivière.
  2. Par différence avec l’altitude de la surface du sol, on peut évaluer la profondeur de la nappe. Sur le bassin versant  , la surface piézométrique est proche du sol au niveau des vallées (l’épaisseur de la zone non saturée   est faible ou nulle au niveau des cours d’eau) tandis qu’elle s’approfondit au niveau des plateaux (épaisseur forte parfois supérieure à 10 m).

Epaisseur des altérites  

Epaisseur des altérites en place. Echelle : 1/50 000. BRGM, 2007. -  voir en grand cette image"
Epaisseur des altérites en place. Echelle : 1/50 000. BRGM, 2007.

Comment a été établie cette carte ?

L’épaisseur des altérites   est obtenue par différence entre le Modèle Numérique de Terrain (pas de 50 m) et l’altitude de la base des altérites  .
La méthode de modélisation de l’altitude de la base des altérites   est détaillée dans les rapports finaux des projets SILURES Bassins versants.
La surface de base des altérites   a été construite par krigeage, après étude géostatistique, d’une population de points d’observation de l’interface altérites  /milieu fissuré (forages, tarières, affleurements…).
L’écart-type de krigeage, quantifiant l’erreur associée à la variable interpolée, représente l’essentiel de l’incertitude associée au calcul de l’épaisseur des altérites   en place. La carte d’incertitude est présentée dans les rapports finaux des projets SILURES Bassins versants.

A quoi sert cette carte ?

  1. A repérer la répartition géographique des altérites   au droit du bassin. Ces altérites   constituent un aquifère   situé entre le sol et l’horizon fissuré   des roches. L’altération   météorique a eu pour effet de développer une couverture meuble plus ou moins poreuse en fonction de la minéralogie de la roche mère, et, sous cette couverture meuble, une fissuration intense permettant le drainage des formations meubles sus-jacentes.
  2. A identifier leur présence / absence. Quand elles sont présentes, les altérites   meubles, à porosité importante et faible perméabilité  , ont un rôle d’emmagasinement de l’eau de pluie. Quand elles sont absentes, la roche fissurée affleure. Cet horizon fissuré  , à porosité plus faible mais cependant significative et à perméabilité   plus importante joue un rôle capacitif et transmissif, en collectant et distribuant les eaux issues de l’horizon d’altération   sus-jacent.
  3. Par différence avec l’altitude de la surface piézométrique, on peut évaluer l’épaisseur des altérites   contenant de l’eau souterraine. Au niveau des projets SILURES Bassins versants, le BRGM a évalué le volume d’eau stocké dans ces altérites  .

Lame d’eau totale

Lame d'eau totale de l'aquifère d'altération. Cet aquifère d'altération est constitué des altérites et de l'horizon fissuré supérieur et inférieur. Echelle : 1/50 000. BRGM, 2007. -  voir en grand cette image"
Lame d’eau totale de l’aquifère d’altération. Cet aquifère d’altération est constitué des altérites et de l’horizon fissuré supérieur et inférieur. Echelle : 1/50 000. BRGM, 2007.

Comment a été établie cette carte ?

La méthode est détaillée dans les rapports finaux des projets SILURES Bassins versants.
Pour le bassin versant   et dans chacun des trois horizons d’altération  , la réserve en eau souterraine a été calculée en multipliant l’épaisseur saturée (situé sous la surface piézométrique) par la teneur moyenne pondérée en eau.
La réserve est ainsi exprimée en hauteur d’eau (ou lame d’eau).
Les teneurs en eau des roches composant le bassin sont obtenues par l’interprétation géologique des sondages de Résonance Magnétique Protonique.
Le volume de la réserve en eau souterraine (exprimé en m3) est estimé en multipliant les hauteurs d’eau par la superficie du bassin.

A quoi sert cette carte ?

  1. A calculer la quantité d’eau souterraine présente dans les cinquante premiers mètres du sol au niveau du bassin versant  . A estimer le temps de vidange de l’aquifère  .
  2. A connaître la répartition géographique de la réserve en eau souterraine (fortement contrôlée par les teneurs en eau des formations géologiques), et la répartition dans les aquifères du sous-sol (au sein de l’aquifère   multicouches la plupart de la réserve est contenue dans l’horizon fissuré  ).
  3. A rechercher des eaux souterraines   en vue de leur exploitation.
  4. A protéger les eaux souterraines   et les eaux de surface.

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