Dénitrification autotrophe

Sur la commune de Ploudaniel, dans le Finistère Nord, a été découvert le phénomène de dénitrification autotrophe par oxydation de la pyrite (FeS2).

Cristaux de pyrite (© BRGM - François Michel) -  voir en grand cette image

L’équation chimique de cette dénitrification est la suivante :

5FeS2 + 14NO3- + 4H+ -> 7N2 + 10 SO42- + 5Fe2+ + 2H2O

Ce phénomène entraîne un abattement parfois total des teneurs en nitrates   (exemple du bassin versant   de Naizin dans le Morbihan) et une augmentation des teneurs en fer et en sulfates. D’une manière générale, la présence de fer est l’indice d’un phénomène de dénitrification naturelle au sein de la nappe.

Comme la pyrite est progressivement consommée par la réaction, la dénitrification naturelle est limitée dans le temps, mais on ignore son échelle : décennale, humaine, millénaire ? Quelle que soit la durée de vie des phénomènes de dénitrification naturelle, ceux-ci ne dispensent pas de poursuivre les efforts de réduction des pollutions à leurs sources, mais laissent un délai pour agir.

L’eau souterraine issue d’un captage  , si elle est riche en fer, ne contient alors pas de nitrates  . Pour la santé, ces derniers sont néfastes alors que le fer ne l’est pas, mais il entraîne des problèmes de précipités (couleur rouille) dans le forage et les installations. Toutefois le traitement du fer est beaucoup plus aisé et moins onéreux que celui des nitrates  .

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